Les hommes et femmes du fleuve

         Depuis des siècles, la Loire a fourni des emplois à de nombreux habitants qu'ils soient des professionnels du fleuve ou de la navigation ou seulement des riverains qui tiraient partie de leurs ressources de ce cours d'eau.

Les charpentiers

Les hommes ont navigué sur le fleuve Loire depuis l’époque gauloise et même sans doute bien avant. Dans la Loire, la grande époque de la navigation fluviale remonte au 18ème siècle.

Le commerce sur le fleuve Loire nécessitait la construction de bateaux destinés au transport du charbon : les rambertes.

La plupart des charpentiers étaient liés par contrat avec un marchand de Saint-just pour le compte duquel ils travaillaient exclusivement. Ils jouissaient d’une certaine aisance, mais leur situation était dépendante du caprice des éléments et des aléas de la vente de charbon. De nombreux charpentiers exerçaient une autre activité, généralement un travail agricole pendant les mois d’été quand la navigation était très ralentie.

 Les mariniers

La région a eu jadis sa marine composée d’authentiques mariniers. Les mariniers de Saint-Just dirigeaient les rambertes chargées de charbon jusqu’à Roanne puis les mariniers roannais prenaient le relais pour conduire les bateaux jusqu’à Briare et Paris.

Les mariniers de Saint-Just
Des contrats liaient les mariniers avec les marchands voituriers par eau de Saint-Just.

La navigation sur ce tronçon de la Loire étant particulièrement dangereuse, ces « marins d’eau douce » devaient faire preuve d’une grande adresse et d’un bon savoir-faire. Nombre d’entre eux sont morts au saut du Peyron ou avaient les mains écrasés entre les bateaux et les rochers. Pour se protéger, ils plaçaient un Christ ou une Madone aux endroits réputés dangereux.

 

 

 

 

 

 

Naviguant une centaine de jours par an, ils exerçaient une autre activité, souvent un travail agricole, mais certains étaient à la fois charpentiers ou voituriers. Leurs femmes se louaient comme dévideuses, domestiques ou fabriquaient du ruban (ce qui explique le grand nombre de métiers à tisser dans cette région)

Les mariniers de Roanne
Roanne était un port important puisqu’on y embarquait et débarquait des marchandises diverses venant de Saint-Etienne, de Lyon, de la vallée du Rhône et des provinces du midi de la France. Les mariniers roannais prenaient alors le relais pour conduire les bateaux jusqu’à Briare et Paris.

Dès 12 ans, ils étaient employés à garder les bateaux et à épuiser l’eau. A 16 ans, on les mettait au courant des manoeuvres, de l’entretien des bateaux, et à partir de 17 ans, ils devenaient ouvriers.

Les moins considérés des ouvriers étaient les hommes de peine, les manœuvres. Les hommes du devant se tenaient à l’avant du bateau pour utiliser la bourde et déjouer les pièges. Les tutiers quant à eux commandaient l’équipe.

Les Lavandières

Une lavandière (mot ancien et souvent poétique pour désigner une blanchisseuse, ou une « buandière », terme plus rare et plus vieux encore) était une femme dont le métier était de laver le linge à la main (voir Lavoir).

 

 

 

 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

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