Différents type de bateaux sur la Loire

Bachot : petite barque dont la présence est obligatoire sur les bâtiments. Équivalent fluvial de l'annexe maritime. Synonyme : batelet.


Canoë : petite embarcation de rivière, d'origine indienne. Lointain cousin de nos péniches, le canoë est à l'origine un bateau de charge pouvant atteindre la longueur de 10 mètres, et fabriqué en peaux d'animaux ou en écorces tendues sur une armature de bois, ce qui lui confère une grande légèreté. Le canoëiste s'y tient à genoux, ou assis sur ses talons repliés sous lui, et le manoeuvre avec une pagaie simple, unilatéralement. Un savoir-faire approprié lui permet de garder la ligne droite sans avoir à changer de côté à chaque coup de pagaie. Selon sa taille, le canoë peut porter plusieurs personnes. Exporté dans le monde entier, et conçu en acajou, en plastique, en toile ou même en métal, c'est devenu un bateau de sport et de tourisme très courant. Associé au kayak, avec lequel il ne doit pas être confondu, il est devenu une discipline olympique (dans laquelle la France -cocorico- est loin d'être nulle).

Chaland de Loire : principal bateau de transport en usage sur la Loire depuis le Moyen Âge jusqu'à la fin du XIXe siècle. Le terme "gabare" (voir ce mot), qui lui est souvent appliqué de façon un peu galvaudée, n'est apparu qu'à la fin du XVIIIe siècle. Le chaland de Loire, dont la forme a évolué au fil du temps, fut un peu pendant plusieurs siècles le semi-remorque de l'autoroute fluviale qu'était alors la Loire. Il descendait la Loire au gré du courant, et la remontait à la voile carrée, poussé par le vent de mar, et assemblé en "trains". C'est un bateau complexe d'une architecture extrêmement intéressante. Il en existe aujourd'hui de nombreuses reconstitutions, plus ou moins fidèles et exactes, tout au long du fleuve. Elles résultent du travail de nombreuses associations de passionnés d'ancienne navigation ligérienne, et peuvent contribuer à la connaissance de ces anciennes techniques, par leur pratique redécouverte et réapprise.

Charroneau : sur la Loire, petite embarcation qui devait accompagner les bacs.

Danubien : type de chaland automoteur de grand gabarit.

Fûtreau (ou futereau, fustereau) : bateau de Loire de taille modeste (autour de 6 à 8 mètres) et d'usage local, notamment pêche. Le futreau possède une architecture semblable à celle du chaland de Loire, mais en plus petit. Il est gréé d'une voile carrée et équipé d'une petite piautre comme le chaland. On peut dire que le fûtreau est au chaland ce que le dauphin est à la baleine. Le fûtreau partage vraisemblablement avec le weidling du haut-Rhin et la zilla du haut-Danube une origine celte commune, du temps des civilisations de la Tène et d'Halstatt, soit grosso modo le premier millénaire avant notre ère.

Gabare (ou gabarre) : ancien bateau de transport sur les rivières de la façade atlantique, comme la Sèvre niortaise, la Charente, la Garonne, la Dordogne et la Loire. À chaque rivière correspond un type de gabare spécifique ( et même trois sur la Charente), qui n'a guère en commun avec ses consœurs que le fond plat caractéristique des bateaux fluviaux. Un peu galvaudé, il est préférable d'employer, sur la Loire, "chaland", et de l'éviter absolument sur la Seine, l'Yonne et les rivières des façades de la Manche et de la Méditerranée en général. Plusieurs associations ligériennes en reconstruisent dans un but pédagogique. Etymologie : grec "karabos" : coquille, qui a aussi donné caravelle, scarabée, crabe, carabe, etc. (mais pas karaoké !).

Goume : barque de Loire, utilisée par le pêcheur comme annexe de sa toue cabanée en place derrière son filet-barrage. C'est un bateau proche du fûtreau.

Inexplosible : bateau à vapeur et à roues à aubes latérales, affecté au transport des voyageurs sur la Loire dans les années 1830. Ce nom a été choisi pour rassurer les voyageurs, afin de lever leur appréhension à l'idée de voyager dans un bateau fonctionnant grâce à une "machine à feu". Il faut reconnaître que les "inexplosibles" n'ont pas toujours mérité ce nom, et que l'on compte quelques accidents dans leur histoire ! Concurrencés par le chemin de fer, les "inexplosibles" ont eu une durée assez brève et ont disparu vers 1850.

Kayak : embarcation légère d'origine inuit (eskimo), conçue essentiellement pour la chasse et la pêche côtières dans les régions boréales. Le kayakiste se tient assis, jambes allongées, et manoeuvre son bateau avec une pagaie double. À l'origine, le kayak est monoplace. Exporté dans le monde entier, le kayak est devenu un bateau de sport et de loisirs très apprécié. Associé au canoë avec lequel il ne doit pas être confondu, il est devenu une discipline olympique dans laquelle la France tient une des premières places. Cocorico.

Platte : sur la Loire, et pas mal d'autres rivières, lacs et marais, petite barque à fond plat.

Sapine : bateau de transport fabriqué en sapin (on s'en serait douté, non ?). Ce mot désigne plusieurs types de bateaux. Sur la Loire, la sapine est un bateau rudimentaire et éphémère, construit pour une seule descente à partir de Saint-Etienne ou Roanne (synonymes: saint-ramberte, ramberte, salambarde). Sur le canal du Midi, c'est un bateau beaucoup plus élaboré et durable, souvent spécialisé dans le transport des vins. Sur la Saône, c'est un bateau proche de la cadole, mais plus petit, avec 19 à 26 m de long sur 4,50 à 5,20 m de large, et qui porte jusqu'à 100 tonnes. On l'appelle aussi "sapinière".

Toue : bateau de travail sur la Loire, à différents usages et notamment pêche.
La toue a été adaptée au canal du Centre, devenant un bateau de canal de fort gabarit (30 m sur 5). On précise alors "
toue du canal du Centre". Sa silhouette est très proche de celle de la cadole : avant à levée, et tableau arrière carré.


 

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